Aïkikaï de Toulouse (M.P.), séance d’Aïkido dimanche 30 Mai

Séance d’Aïkido dimanche prochain, 30 mai, de 11H à 12H20

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Bonjour à toutes et tous,

Nous ferons une séance d’Aïkido dimanche prochain, 30 mai, de 11H à 12H20, sous la Halle du Ramier de Lacroix-Falgarde.

Ceux qui n’ont pas encore pris leur licence pour cette saison, ce que je recommande,  pourront le faire moyennant 50 euros. 

Le protocole sanitaire s’assouplit comme vous le savez mais, encore pour une ou deux séances. Nous devrons garder nos distances et nous axerons le cours sur la préparation et la pratique des armes.

Je vous rappelle que ces cours sont ouverts à tout pratiquant ainsi qu’aux personnes qui veulent s’initier à l’AÏkido, vous pouvez donc « recruter » !

Je vous joins l’affiche du stage d’été de Bédarieux (lien du site ci-dessous) ainsi qu’un article que j’ai écrit qui peut vous intéresser.

Henri

Affiche du stage d’Aïkido à Bédarieux

Lien du site pour le stage à Bédarieux : Stage d’été du 25 au 31 Juillet 2021.

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Article écrit par Henri Avril 7ème Dan

10 ans

  • Voilà 10 ans que Me Tamura nous a quitté et cela me donne l’occasion de vous livrer quelques réflexions sur les plus de trente années que j’ai passées avec lui.
  • Les pratiquants d’Aïkido de notre fédération ont des motivations très variées, ce peut être la santé, le bien-être, la self-défense, la convivialité, les grades, la joie d’enseigner, le plaisir de donner des conseils ou d’aider les autres… Chacune est légitime.
    Mais, je pense que ce n’est que lorsque l’on oublie tout cela, au moins temporairement, que l’on commence vraiment à faire de l’Aïkido, que l’on peut vraiment plonger dans l’étude de l’art, l’esprit vide, c’est à dire sans chercher à être un grand artiste soi-même ou un Sensei ou à essayer d’être vu, reconnu ou remarqué…

     Ce sont des attitudes humaines, normales mais il ne faut pas qu’elles envahissent tout notre esprit, tout notre            comportement. Le salut à l’entrée du dojo a cette importance.

  • Or dans notre structure, tout est souvent orienté vers l’obtention de titre extérieur et à mon avis, on passe à côté de l’aspect le plus utile pour notre vie.
    Ces titres ou diplômes sont indéniablement une bonne chose (j’y encourage mes élèves) mais ils ne sont pas tout à fait l’Aïkido en tant que tel.
  • Pratiquer sans but en gardant simplement en tête les bases que Maître Tamura a explicitées, est beaucoup plus riche. Le problème est plutôt la compréhension de ces bases. On en reparlera si vous le désirez mais rien ne remplace le partage sur le tatami et la compréhension par le corps en premier lieu. Donc à bientôt j’espère.
  • C’est dans la pratique précise, intuitive, souple, silencieuse, de techniques sobres (dont la richesse se dévoile progressivement), corps et esprit unis, sans construction intellectuelle, que réside la source de tout nos progrès.
    Ceci est valable pour le travail à mains nues comme avec le bokken, jo et tanto. Notre discipline est une seule entité indivisible, de la préparation au salut final, dont l’ensemble est beaucoup plus riche que la somme des parties. Donc attention à ne pas tout séparer !
  • Il ne s’agit pas de jouer au samouraï ou d’être extrémiste ou de se blesser, non juste d’être calme, détendu afin d’être vigilant à ses propres réactions physiques et mentales, aux autres, à l’environnement. Bref, la base du Budo – qui n’a rien à voir avec les sports de combat ou arts martiaux dans l’acception actuelle du terme. Mon souhait serait que tous ensemble nous essayions de ne plus assimiler l’Aïkido à ces activités lorsque nous communiquons sur notre discipline.
  • Parfois certains pratiquants me parlent de nouveaux styles d’Aïkido ou de sports de combat à la mode qui les attirent et qui sont parfois plus populaires que l’Aïkido. Je crois que ce phénomène est le prolongement de certains aléas de notre société : on veut la nouveauté sans avoir compris “l’ancien” par facilité, ennui, doute, snobisme, prétention, exotisme…

     Ce n’est pas de l’ouverture d’esprit mais du papillonnage. Les moyens de communication modernes nous y             poussent.

  • Je rappelle que la pratique en Aïkido s’appelle Keiko, qui veut dire l’étude des « choses anciennes ». Avant d’inventer quoique ce soit, il faut avoir atteint le niveau de ceux qui sont venus avant : pour nous, pratiquants d’Aïkido, ce sont évidemment O Sensei et Tamura Shihan.
    Attention cela ne veut pas dire qu’il faut gommer sa personnalité, bien au contraire. Là aussi il y a l’apparence ou la réflexion superficielle et la réalité.
  • Ce-dernier nous a tout donné et bien évidemment O Sensei à travers lui. Il n’y a pas de secret, pas de mystère, il suffisait de regarder lorsqu’il pratiquait.
  • Heureusement, nous sommes toujours une équipe d’anciens à l’avoir bien connu pendant plusieurs décennies et nous restons liés car chacun a vu des choses différentes et c’est donc enrichissant.
    Je crois que son enseignement est toujours plus d’actualité de nos jours où tout pousse le pratiquant à s’éparpiller. Il faut savoir regarder autour de soi et prendre d’autres disciplines ce qui nous parait intéressant, l’intégrer dans notre pratique, mais garder la ligne de notre Budo.
  • Son enseignement était “ouverture d’esprit”. Aussi loin que mes souvenirs remontent, il a toujours invité d’autres experts d’Aïkido ou personnalités qu’il nous a fait connaître et nous comprenions ainsi notre chance d’être ses élèves.
  • En 1983, en quittant la fédération de Judo, il a pris le risque de tout perdre mais il voulait son indépendance complète. Moins de la moitié de ses anciens élèves l’ont suivi. A partir de rien, nous avons créé une fédération autonome autour de lui et pour lui car nous pensions qu’il était à la source de l’Aïkido auprès du fondateur après la guerre et l’histoire sur l’origine du port du hakama l’atteste d’ailleurs.
  • Nous avons donc consacré énormément d’énergie à essayer de comprendre son message.
    J’ai eu la chance de beaucoup voyager avec lui en France et plus loin, pour moi les moments en-dehors du tatami étaient aussi importants que la pratique.
    Je pense que je n’aurais jamais continué l’Aïkido s’il n’avait pas été là, abordable pour un jeune homme, sur le tatami comme en-dehors du dojo.
    Ce qui m’intéressait c’était sa pratique mais aussi l’homme dans toutes les situations de la vie. Cette sorte de calme profond que je ne voyais chez aucun autre expert m’impressionnait, je pense que cela a été ma plus grande motivation.
  • Le mot Aïkido revêt maintenant tellement de formes, il y a tellement d’instructeurs et, sauf à considérer l’Aïkido comme un sport, on ne peut plus dire, comme je l’entends trop souvent,
    que « l’Aïkido c’est l’Aïkido, peu importe le style ou l’instructeur, l’important c’est juste de pratiquer sur le tatami». Non, je suis convaincu de l’inverse car il faut savoir pourquoi l’on pratique et bien choisir son enseignant pour son attitude sur et en-dehors du tatami, l’un ne va pas sans l’autre. On ne demande pas qu’il soit parfait bien sûr mais qu’il inspire notre vie.
  • Me Tamura vivait l’Aïkido. Une question sincère, même technique, recevait toujours une réponse, même à 11H du soir dans un hall d’hôtel ou en avion. Le lendemain, la semaine d’après, ailleurs, il pouvait la compléter sur le tatami. Ainsi sa pratique était toujours fraîche, en évolution, jamais mécanique. Cela se voyait dès le salut qu’il effectuait comme si c’était la première fois. C’est ce que nous essayons de perpétuer et c’est très intéressant même après toutes ces années.
  • De ce point de vue, ses démonstrations, sa pratique de Jiyu waza étaient édifiantes. Dans Jiyu waza, il ne s’agit de dérouler le catalogue ou de réciter une leçon mais d’expérimenter, de laisser sortir ses réflexes, ses techniques spontanément dans une situation imprévisible, bref d’être vivant ici et maintenant. C’est quand la situation est imprévue, défavorable que le vrai niveau du pratiquant ressort.

    Là aussi je désirerais que nous examinions ensemble sur le tatami ce que cela veut dire. C’est la recherche de             tous dans le même sens quel que soit l’ancienneté qui permet à chacun de progresser.

  • Pour terminer, je voudrais dire que l’Aïkido est une voie personnelle qui a pour but de se connaître soi-même. Ce n’est pas une marchandise ou un moyen de se mettre en avant.
    D’ailleurs, le grade ne reflète pas une hiérarchie entre les pratiquants. C’est une indication pour soi- même, il se justifie en permanence par une pratique exemplaire. Certains n’ont pas besoin de passer de grades pour atteindre un haut niveau.

H. Avril, août 2020

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Henri Avril, 7ème Dan anime les cours au dojo de Lacroix Falgarde

(Quand le protocole sanitaire le permettra à nouveau)

Les horaires des cours sont les suivants :

  • Le lundi de 19h à 20h30.
  • Le vendredi de 19h à 21h

Coordonnées: 

Aïkikaï de Toulouse

Route de Falgarde

31120 Lacroix Falgarde

Site: Aïkikaï de Toulouse

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